22.05.2008

LIBAN

Retour vers une enfance

Les lieux où l'on a passé la guerre, les anecdotes, le bruit.

Les jeux entre bandes de l'Aquamarina

Le casino à côté, les bombes.

Tante Mona qui prévient la sécurité parce que Rana manque d'être jetée dans la piscine.

Une histoire sans père ni mère mais avec des parents d'une famille nombreuse. Deux tantes, deux cousins, un frère avec elle dans le grand appartement. Une liberté de corps dans une tranquilité : Rana n'est pas pudique, il n'y a pas de raison de l'être.

Rana s'est installée à Paris à 28 ans après ses études d'architecture. Il y eut cet amour pour sa prof d'anglais, cette passion adolescente.

Il y a cette photogénie qui dit bien qu'elle peut être portrait de roman ou de film, son corps, son visage et ses yeux.

LEBANON

920328125.jpg26 avril 2008

Rana est allongée sur le lit. retour à la famille, Hazmieh, toute la famille de son père était à la maison cette après-midi. Nous avons pris la voiture, fait 500 mètres pour aller voir Mona, George et Rima au Bureau de Change, puis à l'Amaretti, le reste de sa famille maternelle.

Le début de soirée, rana est un peu fatiguée du voyage, nous n'avons pas encore offert les cadeaux que nous avons ramenés de paris, ils sont posés sur la valise.

La pression du retour, la présence de tout le monde, la petite trêve sur le lit avant d'aller manger au "Pichet" avec Hamo, Marga, Jojo et les tantes, les cousins, l'irréalité d'être au Liban ensemble. Cette femme de qui je suis une amie pour tout le monde. Cette chambre en dehors de laquelle on ne s'embrasse pas, on ne se colle pas. Le Liban chéri, inoubliable pays où l'on se sent si bien. Les rues des villes en construction, ouvertes aux chantiers ; la couleur de la terre qu'on ouvre pour faire monter l'immeuble, mêlée à celle des bâtiments nés depuis bien longtemps. L'acquis et le neuf sur le même terrain, presqu'à l'identique. 

21.05.2008

LIBAN

Des bâtiments de la ville le soleil sur les fils électriques. Les voitures klaxonnent sans assourdir, conduite rapide, proche de l'extrême. Dans les rues des "pousse-pousse" avec les mêmes Kalxons. Parler libanais, l'accent, le rythme, français avec le même accent, anglais en même temps. Le Liban ensoleillé dans les montagnes, le Liban ensoleillé à la mer. Les marches dans les rues de Beyrouth. Le service, le design des bars. les coktails de fruits et la Achta ! L'Autostrade, la politique, les tirs dans le centre.

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20.05.2008

TRAVERSER

Plus pensif parfois, plus intérieur, plus seul parfois. Ça ne veut pas dire simplement triste. Juste, il y a un temps de repos ou de pose, d'arrêt de l'énergie qui porte, pour une énergie qui traverse. Mesurer le passage. Patienter pendant la traversée.

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